Fight club : Un film pour les hommes

Fight club est un film culte.

Certains l’adorent et répètent comme des débiles mentaux « règle numéro 1 : on ne parle pas du fight club » sans vraiment comprendre la portée du film. Et il y a ceux qui ne l’aiment pas, pour des raisons diverses, comme les discours « pseudo philosophiques », ou encore qu’« à partir de la moitié du film ça part trop en couilles ».

 

Demandez autour de vous, c’est en grande majorité les confessions que vous allez récolter.

 

Mais cet article va tenter une bonne fois de comprendre le vrai message, que le film veut nous faire passer.

 

Tyler et l’idéal masculin.

 

Tyler, joué par Brad Pitt, ressemble à tout ce que ce que le Narrateur voudrait être. Beau, musclé, intelligent, voyou et transgressif. Tous les hommes, du moins ceux qui peuvent encore porter ce nom, ont toujours eu envie de se rapprocher de cet idéal masculin.

 

Tyler fait son apparition dans le film quand la vie du narrateur n’a plus de sens. Il se fait chier dans son job comme la majorité des hommes.

 

Il ne sent plus vivre. La preuve, il a tellement besoin de ressentir des choses, qu’il va dans des associations de cancéreux.

 

La société de consommation lui dit d’acheter son bonheur matériellement, de regarder la télé et de manger de la merde. Mais au bout d’un moment cela ne lui suffit plus et il n’arrive plus à dormir, car il n’est pas satisfait de sa vie.

 

Chacun sait comme c’est difficile de dormir quand on a l’impression de ne rien avoir fait de la journée..

 

Les femmes (celles qui ont un caractère féminin important) sont plus matérialistes que les hommes et peuvent donc s’accoutumer de ce monde moderne horizontal et non plus vertical, d’autant plus qu’elles en sont aujourd’hui les cheffes de familles depuis l’après guerre, donc cette époque est entièrement la leur.

 

C’est aussi pour cela que les femmes sont aussi absentes de ce film, c’est tout simplement parce qu’il a été fait pour les hommes.

 

Le film veut nous dire ceci :

 

Ce monde n’est pas fait pour les hommes libres.

 

Le narrateur marche sur le trottoir, Tyler marche sur la route. Le narrateur a un appartement aussi décoré que cela pourrait l’être, et la maison de Tyler est un taudis, qui a juste ce dont un homme à réellement besoin. On se rapproche d’une maison typique de Sparte.

 

Tyler Durden représente l’homme qui est présent en chacun de nous. Mais très peu parviennent à réaliser cet idéal masculin ou même le vouloir dans cette société féminine et maternaliste.

 

En fait, Tyler Durden représente ce que chaque homme possède au plus profond de son être et qui ne demande qu’à être libéré.

 

La virilité des hommes au 21 ème siècle.

Ce film, dont on a fait l’analyse des milliers de fois, n’est ni plus ni moins qu’un film sur la virilité des hommes au 21e siècle. Et plus particulièrement du mâle occidental qui a connu un long moment de paix sur son territoire, mettant à mal ses caractères masculins.

 

Non pas que l’homme soit fait uniquement pour la guerre, mais parce que les périodes de paix nous donne des illusions d’optiques, dans le sens où elle nous fait croire que l’on pourrait se passer des valeurs viriles. Ce qui est totalement faux. L’idéal masculin ce n’est pas pour faire joli. Si les hommes depuis des millénaires ont adopté ce mode de pensé c’est parce que la virilité est un moyen de réussir dans sa vie.
Les principes virils s’appliquent de partout, que ce soit dans l’économie, le couple, la politique etc..

 

C’est d’ailleurs ce que nous dit Tyler, quand il dit devant les hommes du fight club «On est les enfants oubliés de l’Histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place, on n’a pas de Grande Guerre, pas de Grande Dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression : c’est nos vies. »

 

C’est là où il donne la solution à nos problèmes. Notre grande guerre à nous aujourd’hui c’est de réussir sa vie et de se tenir loin de toutes les tentations qui nous rendent faibles et nous détournent de nos objectifs.

 

Mais pour avoir cette force de caractère, il faut intransigeant et intolérant. Il faut être viril.

 

Les hommes n’ont plus de repères, ils ne savent plus qui ils doivent être, et comment transposer leur virilité en quelque chose de constructif.

 

C’est ce que j’appelle le paradoxe du chevalier. C’est à dire qu’hoolywood et les jeux vidéos nous vendent une virilité ancienne, fantasmé que l’on ne peut plus adopter aujourd’hui, justement pour nous faire rêver des temps passés et nous faire croire que l’idéal masculin est totalement désuet.

 

C’est fini de se battre comme un chevalier avec son épée, aujourd’hui l’aventure dans le monde capitaliste (qu’on le veuille ou non) c’est l’entrepreneuriat. Mais c’est un autre débat.

 

Donc c’est en faisant cela que le système arrive en quelque sorte à rendre l’homme totalement inoffensif.

 

Avec « Du pain et des jeux », divertissement télé, smartphone à outrance nous empêchant d’avoir des moments de calmes pour nous recentrer sur ce que nous sommes et du porno en veux tu en voilà, nous masturbant sur des femmes que nous n’oserions même pas aborder.

 

On nous maintient dans l’illusion du bonheur par le vide.

 

Voilà comment on fait taire la violence naturelle chez l’homme. Voilà comment tous les jours vous tolérez ce qui est intolérable. Vos couilles sont vides, vous mangez de la merde qui diminue votre testostérone, vous avez un job qui n’a aucun sens et vous n’avez plus le temps de réfléchir.

 

Le thème de la liberté

Tout au long du film, tyler durden nous incite à reprendre notre liberté.
Reprendre notre liberté par rapport à qui ou à quoi ?

 

Par rapport à l’image pesante de notre père, par rapport aux femmes, par rapport à la mort, à notre patron, à la société de consommation qui nous tente tout le temps.

Le père 

 

Le thème du père est très présent dans le film. Le narrateur a eu un père qui l’a abandonné à l’âge de 6 ans pour aller avec une autre femme, et le père de Tyler ne lui a pas appris à être un homme, mais à être un esclave qui écoute ce que son père lui dit.

 

Aujourd’hui malheureusement nous avons soit l’un soit l’autre, et nous en souffrons terriblement.

 

Nous n’avons plus de modèle, ni de personne à qui se référer. Nous avons juste des hommes qui se sont fait émasculer sciemment par leur femme à la fin de la 2nd guerre mondiale.

 

Nos pères ont refusé d’être des hommes. C’était trop dur, rien de tel que d’aller à la facilité et que de maintenir une virilité d’apparat pour garder la face et par derrière se faire mener à la baguette complètement par sa femme.

 

Ce qui différencie l’homme, de l’homme viril, c’est sa capacité à s’auto-discipliner, à tenir ses promesses coûte que coûte, à avoir un objectif de vie qui le réveille tous les matins avec énergie. Je pourrai continuer, mais vous avez compris vers où je voulais en venir, et la majorité de nos pères pour la plupart ne représentent pas cet homme véritable.

 

La réponse de Tyler à ce problème c’est de se libérer complètement de lui.

 

Ce dialogue résume très bien mon propos.

 

« Nos pères étaient Dieu. Si nos pères nous ont abandonnés, qu’est ce que tu en déduis à propos de Dieu ? »

 

Se libérer d’un Dieu au dessus de soi, pour accomplir soi même la part divine que l’on a en nous. Voilà ce que nous dit Tyler. Devenons les pères que nous avons jamais eu. Cessons de nous plaindre comme des enfants, et devenons nos propres maîtres.

 

Se libérer des femmes.

 

«  On est une génération d’hommes élevés par des femmes, je ne suis pas sur qu’une autre femme soit la solution à nos problèmes. » Cette phrase peut résumer l’esprit et le message du film.

 

Nos mères nous ont trop materné et nos pères ne nous ont pas appris à être de hommes. Cela ne serait pas trop grave si les hommes de 20 ans à 30 ans, prenaient le temps, seul, de se construire et d’être des hommes accomplis.

 

Mais ce qui se passe de plus en plus, c’est que des mecs, à l’âge de 18 ans commencent déjà à se mettre en couple avec une deuxième maman. Devenant des cucks, des canards, incapables de s’opposer et d’aller au conflit avec leur copine.

 

Je le dit clairement, à 20 ans, peu d’hommes sont assez virils pour tenir tête à une femme dans un couple. C’est un combat de tous les jours.

 

C’est d’ailleurs pourquoi Tyler et le narrateur, jettent Marla sans aucune réserve après avoir couché avec. Ils ne veulent pas avoir un poids supplémentaire dans leur lutte révolutionnaire, ils ne veulent pas être distrait, ou se faire attendrir par les valeurs féminines, telle que la paix.

 

Ils ne veulent pas perdre leur force.

 

L’image de la mort.

Depuis petit la mort nous fait peur, on l’évite, puis arrivé à un certain âge, on a un déclic, on sait qu’un jour on va mourir, et que le temps nous est compté. À partir de ce moment on peut soit se droguer, boire et déprimer, ou alors prendre la vie comme elle est et faire le plus de choses possibles.

 

La philosophie du film, fight club, sur la mort peut se résumer à cette phrase que j’aime bien me répéter souvent dans ma tête « Qui aime la vie aime la mort car cette dernière exalte la première ».

 

C’est dans les dangers, face à la mort, que nous vivons le plus intensément. Dans le film fight club c’est carrément poussé à l’extrême pour ceux qui l’ont vu.

 

Ne faites pas ça chez vous comme dirait l’autre. Mais le message est simple, c’est tout simplement de sortir de sa zone de confort, faire des choses qui nous mettent en danger, en difficulté. Une expérience difficile vécue vaut 10 livres de philosophies. Arrêtez de tourner autour du pot. Agissez, vivez. Les hommes sont faits pour l’action.

 

La société maternaliste de la consommation, du porno et de la finance.

 

Qu’est ce que la liberté ? Qui aspire le plus souvent à la liberté ? Voilà les questions, qui ont eu leurs réponses dans ce film.

 

Le film répond de cette manière :

« La liberté est intrinsèquement virile, car elle est avant tout spirituelle. Nous les hommes, pour être heureux nous n’avons pas besoin d’argent, ni d’objets, de maison décorées à outrance ou de nourriture grasse de bonne femme. »

 

On le voit, la maison de Tyler est aux antipodes de la maison du narrateur joué par Edward Norton. Il n’y a que le nécessaire, rien de plus.

 

Les hommes n’ont besoin que d’aventures, d’actions, de grands moments de rires et de fraternités. Et c’est pourquoi la société de consommation et l’État veut à tout prix que vous deveniez des hommes-femmes.

 

Pour gagner tout simplement plus d’argent. Vous mettrez moins d’argent de côté et achèterez de manière compulsive, car vous deviendrez quelqu’un qui n’a plus aucun contrôle sur ses émotions et pulsions. En plus de cela vous n’aurez plus les moyens physiques et moraux de faire valoir vos droits.

 

L’Etat a peur de qui concrètement ? D’un homme qui est prêt à mourir si son honneur est bafoué, ou d’une lavette incapable de tenir parole, ni à soi même ni aux autres, et qui à peur de tout, même de se battre ?

 

Qui aime la violence et la fraternité si ce n’est les hommes ? Qui peut faire une révolution si ce n’est des hommes ?

 

Les femmes (dans leur majorité, je ne prend pas en compte les femmes avec un caractère masculin très développé) sont beaucoup trop matérialistes et casanières pour prendre le maquis et devenir libre (ce n’est pas une critique, c’est un fait, et si les femmes n’étaient pas comme cela, le monde serait grandement déséquilibré et en proie au chaos et à la guerre perpétuelle. Tout est une question d’équilibre).

 

Quelle est la solution que nous donne ce film finalement ?

 

La violence, pour se retrouver intérieurement.
Frapper, se faire frapper, et surtout se sentir vivre dans cette société pacifiée et efféminée où nous ne ressentons plus rien, à part de la déprime.

 

D’où le fight club, qui créé une communauté d’hommes, pour recréer une fraternité, un esprit communautaire, un esprit de clan, qui est primordial pour devenir un homme. Car dans un groupe d’hommes forts, aucun membre ne se laisse aller, car naturellement une concurence saine se met en place et les membres plus faibles se font tirer par le haut par l’exemple journalier de ses pairs.

 

Donc allez y, achetez vous des casques de boxe qui protège le nez, des gants, et amusez vous avec vos frères à vous frapper.

 

Rien ne sert d’y aller à main nu, sans aucune règle, car un seul coup de poing dans la tête peut tuer quelqu’un. Si dans le film, il n’y a pas de règle, c’est pour accentuer la chose.

 

C’est un film.

 

Apprenez à vous battre, n’apprenez pas à avoir une jambe cassée, un nez cassé, ou une mâchoire cassée.

 

Cela ne sert à rien, vous aurez tout le temps d’apprendre ça lorsque votre vie en dépendra et qu’il faudra être le plus violent possible. Pas avant.

 

Nous, car nous ne sommes pas des débiles mentaux qui ne savent pas penser par eux-mêmes, nous prenons ce qui est bon et nous rejetons ce qui ne l’est pas.

 

Bref, organisez vous entre mecs, redevenez des hommes, et vivez intensément. Voilà le message du film.

 

La Nouvelle Sparte

One Comment

  • julianerabevolo

    Bonsoir monsieur, votre site, que je cru de prime abord être un autre délire masculiniste, s’érigeant contre l’émancipation castratrice de leurs homologues féminins, m’est en fait apparu comme un petit guide d’acceptation de sois, avec beaucoup de second degré et d’auto-dérision. Merci

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