Shot Caller : Critique d’un film incorrect

Résumé :

Jacob Harlon est un hommes d’affaires à succès et un père de famille épanoui, il mène une vie parfaite de citadin jusqu’au jour où il tue son meilleur ami dans un accident de la route après une soirée trop arrosée. Envoyé dans une prison de haute sécurité, il devra changer radicalement pour survivre, le choix se présente très rapidement à lui, il peux rester seul, vulnérable et être la victime de tous, ou devenir un guerrier parmi d’autres.

 

Alors Film à regarder ?

 

Le contraste avant/après entre le citadin et le criminel est bien utilisé dans le film, on s’identifie facilement avec l’homme qu’il est au départ, l’immersion dans le film est vite lancée, le scénario bien ficelé et tenu par trois acteurs solides Nikolaj Noster Waldau (Jamie Lannister dans Game of thrones), Jon Bernthal (le nouveau Punisher), et Holt Mcallany (acteur principal de la série Netflix Midhunter) magistral et méconnaissable dans le rôle du caïd The Beast.
Le rythme est parfait entre action et scène dramatique on ne s’ennuie pas une seconde.

 

En fait ce film est excellent dans le sens où il promeut de belles valeurs, à l’opposé de celles qu’on nous inculque dans cette société de faibles, où le personnage principal essai toujours de rendre le monde meilleur tel le christ qui pardonne à ses ennemis.

 

Sauf que ça dans la réalité, ça n’existe pas. Dans la réalité il faut s’adapter sinon on meurt.

 

Dans la réalité, pour combattre “les méchants” (si il en existe vraiment), il faut utiliser les mêmes armes que celles qu’ils utilisent contre nous.

 

Dans les films hollywoodiens, le personnage principal qui est le “gentil”, arrive à battre le “méchant” alors qu’ils se met des milliers de bâtons dans les roues avec sa morale qui dit “il ne faut pas utiliser les mêmes moyens que le méchant pour gagner sinon on est nous même un méchant”.

 

En fait si on veut faire un peu de philosophie, dans le réel, seuls ceux qui sont très très fort à la base peuvent se permettre de la jouer à la loyale. Car ils ont un trop plein de puissance en eux, donc ils peuvent se permettre d’abaisser un peu leur puissance en mettant la morale de leur côté en disant “eh regardez, je la joue à la loyale”.

 

Mais celui qui n’est pas fort et qui n’a pas assez de puissance pour gagner, vous croyez que c’est dans son intérêt à lui de la jouer à la loyale ? Ou plutôt que son intérêt à lui c’est de tout faire pour y arriver ?

 

En réalité, ce qui est incroyable avec les films hollywoodiens c’est que c’est totalement l’inverse qui se passe. Le faible arrive à gagner à la loyale de façon irréaliste et le méchant qui est plein de puissance la joue à la déloyale alors qu’il pourrait gagner de façon totalement morale.

 

Inversion totale de la réalité.

 

Dans ce film c’est bien la réalité qui nous est montrée. Le personnage principal pour survivre a besoin d’oublier le petit blanc bien élevé qu’il était pour survivre dans cette prison. Il a besoin d’utiliser les mêmes armes que “les méchants” pour survivre.

 

La transformation du personnage est fascinante, en ce qui concerne le thème de la virilité tout est là, le personnage assume ses erreurs et ses responsabilités, les conséquences de ses actes, il fait ce qu’il faut pour protéger sa famille en dépit d’horrible souffrances que cela implique en s’éloignant d’eux, il se renforce physiquement, mentalement, intellectuellement.

 

Je conseille rarement cela mais il est à regarder en VO sous titrée, pour moi les doubleurs français sont les meilleurs, mais l’intensité et l’authenticité du film est difficilement retransmise en français malheureusement.

 

En bref allez absolument le voir. C’est un film à l’encontre de tous les idéaux de la pensée dominante.

 

La Nouvelle Sparte

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