Le Business des sensations fortes : Un marché féminin

Aujourd’hui, on ne compte plus les divertissements à « sensation », du film d’horreur au parc d’attraction en passant par le saut en parachute (ou à l’élastique pour les plus courageux d’entre eux).

 

Rites initiatique de notre société, que nous disent ces pratiques sur notre époque ?

 

Comment juger celui qui s’y refuse ? S’il est jeune, il devient alors une « femelette » et s’il est moins jeune « un trouillard ».

 

Cela nous laisse à penser que le postulat, unanimement accepté par tous, est le suivant :

 

Les activités à sensation sont l’apanages des hommes et des courageux.

 

Qu’en est-il vraiment ? Le « courage » c’est la capacité à agir malgré le risque. Cependant, quel risque y a-t-il à regarder un film d’horreur, à faire le grand huit ou à sauter à l’élastique ? Il n’y en a aucun.

 

Le cas échéant, ces différentes pratiques ne seraient pas mises à la disposition de qui à les moyens de se les payer (car + de morts = moins de consommateurs, loi fondamentale pour l’économie).

 

Tout le mensonge de ce « sensation business » se base là-dessus : « Si vous consommez notre produit, vous prenez un risque, donc vous êtes courageux ».

 

Dans une société de confort comme la nôtre, où la mortalité à la naissance a disparu et dans laquelle tout le monde mange à sa faim, à quel moment ce besoin de prise de risque, naturel pour l’homme, apparaît ? Jamais.

 

La nature ayant horreur du vide, le capitalisme l’a bien compris et en a fait un marché (une habitude pour lui).

 

Observons même la terminologie employée. Le manège à « sensation ». Le risque n’est pas une « sensation ». La sensation est immatérielle, elle est le fruit de notre interprétation. Le risque se CALCULE, il a différents niveaux, différents degrés mais n’est absolument pas une « sensation ».

 

C’est un CHIFFRE qui résulte d’une « logique ». L’un est sentiment et l’autre est palpable.

 

Questionnons-nous à présent sur la nature du féminin et du masculin. Qui, parmi les sexes, vit dans les sentiments plutôt que dans la logique de manière générale (il y a toujours des exceptions) ?

 

Les femmes n’ayant pas l’habitude, pour des raison évolutionnistes, de côtoyer le risque, lui substitut la « sensation » du risque. Dans votre entourage, qui est le plus friand de saut à l’élastique, de saut en parachute de ce «  risque sans le risque  », de cette «  action dans l’inaction » ?

 

Les femmes, bien évidemment. Quant aux hommes, perdu dans cette société féminisée, ou le simulacre prend le pas sur l’authentique, ils prennent, eux aussi, le chemin du risque à 0%, régime minceur de l’époque contemporaine.

 

Un homme adepte de manège à sensation ne cherche-t-il pas à réintégrer un peu de masculinité dévoyée dans son existence efféminée ? (Vous avez dit Fight Club ?)

 

Fruit d’une société féminisée et d’un capitalisme grandissant, le « Sensation business » est définitivement l’une des arnaques de notre époque moderne.

 

La Nouvelle Sparte

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