Devenir grand, non pas en pensées, mais en actes

« Qui touche à la poix s’englue »  Ecclésiastique 13

 

Cette courte phrase fait sentir l’importance du choix des lectures, films et fréquentations : en effet, tout ce que nous visionnons, lisons et tous ceux que nous fréquentons nous influencent d’une manière ou d’une autre, sans forcément que nous en ayons conscience.

 

Notre caractère et notre comportement peuvent changer de manière radicale selon l’environnement dans lequel nous vivons. Puisque nous ne maîtrisons pas forcément ce phénomène, il s’agit d’en tirer le meilleur pour notre construction personnelle : on peut alors retourner la phrase citée au début de cette réflexion, ce qui donne la chose suivante :

 

« Qui recherche la grandeur s’élève ».

 

Ainsi on comprend mieux pourquoi la seule volonté de (re)devenir un homme ne suffit pas, il faut accompagner tout cela par des actes.

 

Développement intellectuel en premier lieu, développement physique, mais aussi éducation du goût pour les choses grandes et belles.

 

Cette éducation passe par le refus d’écouter une musique aux paroles douteuses, mais la remplacer par de belles paroles, qui ont du sens et inspirent, une musique qui donne l’envie de se dépasser, à commencer par la musique classique. Cela passe aussi par le choix de films édifiants et le refus de la sous-culture, de l’humour douteux et graveleux qui semble aujourd’hui être une référence pour déterminer la qualité d’un film.

 

Les lectures sont aussi importantes, car à la différence des films et de la musique, elles exigent une réflexion et une prise de distance par rapport au texte, une stimulation de l’imagination.

 

Alors toujours dans cette recherche du bien, il faut chercher une stimulation positive de cette imagination, une réflexion qui a du sens, qui éveille notre conscience, affermit la connaissance du monde et des Hommes ( les biographies de grands hommes sont d’excellents ouvrages, inspirants et motivants).

 

Enfin puisque l’homme est un être sociable, il convient d’évoquer les relations inter-humaines : comment concilier cette recherche personnelle de l’excellence avec la diffusion aux personnes qui vivent la conscience endormie, de la nécessité de réaffirmer la position de l’Homme dans la société ?

 

Une réflexion égoïste voudrait que la recherche demeure personnelle, ou ne se limite qu’à un cercle d’initiés : alors cet éveil des consciences est voué à l’échec. Se cantonner à vouloir l’excellence personnelle mais continuer à fréquenter ces consciences endormies de manière passive, c’est à dire sans militer activement pour la recherche de l’excellence personnelle, fait inévitablement basculer dans la médiocrité.

 

Alors il faut trouver cet équilibre qui veut d’abord une stabilité personnelle, c’est à dire une dynamique de progression lancée, et recherche ensuite la diffusion au plus grand nombre de l’idée qu’il faut réaffirmer la place de l’homme dans la société. Pour conclure cette courte réflexion, qui pourrait remplir des livres entiers, je vous propose de réfléchir à cette phrase de Dostoïevski : « La beauté sauvera le monde ». Beauté et grandeur sont en fait presque confondues : la recherche de l’une aboutit à l’autre, inévitablement.

WdL

La Nouvelle Sparte

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