La Spartiate, une femme « moderne » des temps anciens

 

La cité spartiate était novatrice, car elle offrait une place unique aux Femmes, une place qu’elles ne retrouveront pas avant les temps modernes. Elle avait une grand importance même si elle n’était pas citoyenne. Elle était au centre de la vie de la cité et indispensable à la survie de Sparte :

 

Une formation sportive très développée

 

Le législateur, Lycurgue a donné naissance à l’éducation des jeunes filles ; cette éducation est à la charge de la cité. Les jeunes filles s’entraînent à la course, à la lutte et à la gymnastique.

 

Elles ne sont pas limitées en nourriture, elles boivent même du vin, inédit en Grèce à l’époque.

 

À l’inverse des autres cités qui préconisent la femme maitresse de maison, Sparte avait pour ambition de former des femmes robustes physiquement et mentalement. Même si elles étaient exclues du combat, elles savaient parfaitement se défendre. Elles étaient appelées à vivre seules et sans maris, jusqu’à la trentaine à cause des nombreuses batailles menées par la cité.

 

Une pratique bénéfique pour la maternité

 

Le véritable objectif de cette éducation physique, une pratique « moderne » en soit, est de produire des guerriers solides : il s’agit d’entraîner la jeune femme à supporter les douleurs de l’accouchement et de faciliter la naissance de l’enfant.

 

C’est donc la perspective militaire et la puissance de la cité qui rendent nécessaire l’éducation physique des jeunes filles, même si cette éducation n’est pas militaire. D’après les coutumes spartiates, une femme en pleine forme physique donnera naissance à des enfants forts et vigoureux. Ces enfants deviendront les défenseurs de la cité, c’est la grande mission des femmes de Sparte.

 

Les femmes et l’art

 

On initie les jeunes filles spartiates aux lettres et à la musique : elles apprennent les chants de la cité et de la religion, la danse et la poésie afin de participer aux chœurs.

 

L’émulation est encouragée : Des compétitions sont organisés entre les chœurs de jeunes filles dans le but d’obtenir douze places dans la chorale qui sera responsable du chant des mariages. Cet apprentissage a pour but de former les jeunes filles à leur rôle religieux et de leur apprendre les valeurs civiques.

 

Hérodote, (grand historien grec du Ve s avant J.C) évoqua Gorgô (qui avait su lire un message secret de l’ennemi perse envoyé à un spartiate corrompu) et fut l’un des premiers à souligner que les femmes spartiates savaient bien lire et écrire. Il arrivait même parfois que les soldats échangent des lettres avec leur mère.

 

En dehors d’être une femme d’art et de lettres, la jeune femme spartiate avait un libre-arbitre sentimental. Comme leurs camarades masculins, les jeunes filles avaient la liberté de partager des relations homosexuelles avant leur mariage.

 

La spartiate, une femme d’affaire

 

Les femmes pouvaient se permettre tout ce qui était strictement interdit à Athènes. Les femmes étaient beaucoup plus libres que les hommes en affaires. Elles jouissaient de droits inconnus ailleurs.

 

Au IIIème siècle avant j-c, par exemple, les femmes spartiates possédaient plus de richesses (y compris des biens fonciers étendus) que leurs maris, leurs frères ou leurs amants. Elles étaient propriétaires d’immobiliers et non seulement de leur dot, il n’était donc pas rare d’observer des femmes d’affaire dans ce secteur.

 

La femme spartiate forte et indépendante, aux allures modernes était une femme complète et multitâche qui avait la rare liberté de développer ses talents au sein du monde extérieur.

 

Mais était-ce justement cette place prédominante de la femme à Sparte qui a causé, peu à peu, sa chute ?

 

La Nouvelle Sparte

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :