Alexandre le grand, surhomme ?

Alexandre fut le plus grand chef de guerre de l’histoire. Il a réussi à faire en une dizaine d’années ce que d’autres n’auraient pu faire en 50 ans, et à un âge si jeune que tous les autres généraux après sa mort, l’auront en admiration.

Pétri des poèmes homériques et en particulier L’Iliade, Alexandre prenait en exemple Achille, le demi-dieu guerrier et avait toujours sur lui un exemplaire annoté pour le guider dans cette odyssée grandiose.

Alexandre prenait en exemple les héros de L’Iliade et tous les grands hommes qui ont vécu après lui l’ont pris en exemple, que ce soit, Hannibal, Jules César et le grand Napoléon.

Il y a eu un avant et un après Alexandre.

Nous allons voir pourquoi il a réussi tout ce qu’il a entrepris, afin d’en tirer des leçons.

Les grands capitaines sont ceux qui prennent le plus de risques et qui sacrifient le plus. Il n’y a pas d’entre deux. Soit on était un bon général et on était le roi du monde, soit on était un mauvais général et la plupart du temps on était un homme mort, soit socialement, soit physiquement.

Mettez un grand capitaine comme Alexandre le grand à la tête d’une entreprise et elle deviendra la plus compétitive qui soit. C’est pour cela qu’il est intéressant de savoir ce qui constitue les grands hommes dans leur essence. On peut s’en inspirer dans notre vie de tous les jours.

Les qualités d’Alexandre le Grand

Contrairement à ce que l’on croit, les grands capitaines sont capables d’une grande empathie. Et elle est indispensable à la guerre, à la fois pour rendre ses hommes fidèles, et à la fois pour comprendre son ennemi pour prévoir tous ses agissements à l’avance pour le contrer plus facilement.

Même si les grands capitaines sont capables d’une grande cruauté et d’absence de pitié pour faire ce qui doit être fait, leur empathie ne doit pas être mise en cause. Ils font avec elle et ne se permettent pas de se laisser submerger par les émotions. C’est ce qu’il se passa pour le massacre de la population de Thèbes afin d’asseoir son autorité.

Alexandre était certainement celui qui était le plus empathique de tous. Il disait ce que ses soldats voulaient entendre, (peu importe l’origine de ses troupes) pour le suivre jusqu’en Inde alors que le plan initial étaient de libérer la turquie actuelle du joug perse en représaille de la destruction du Parthénon par Xerxes à Athènes. Malgré cela, ses soldats l’ont suivi jusqu’au bout du monde.

Le courage

C’est certainement ce qui a permis à Alexandre le grand d’avoir une aura presque surhumaine auprès de ses hommes. Plusieurs fois, il est allé au front, sur son cheval, tenter de faire une percée avec sa cavalerie pour tuer directement les généraux adverses.

C’est ce qu’il s’est passé pour la bataille de Granique où il a faillit être décapité par un coup d’épée du général ennemi mais qui fut stoppé avec chance par l’un de ses compagnon qui coupa le bras du général adverse. Ce fut la même chose pour la bataille de gaugamèles où il faillit tuer Darius lui même, mais sans succès.

Mais est-il vraiment un surhomme ?

Malheureusement, en tentant de vaincre l’empire perse, Alexandre devint peu à peu un Cosmopolite en adoptant les coutumes des peuples conquis et en tentant de se métisser avec eux. Et c’est ce qui le perdit. Ses généraux abandonneront les femmes perses avec qui il les obligea de se marier quand sa mort fut venue.

On aurait pu imaginer un Alexandre le grand qui au lieu de partir en Orient, aurait pu partir à l’Ouest, conquérir toute l’Europe afin de l’unifier. Il en était capable, et sa propension à conquérir de manière libératrice, aurait pu éviter le massacre de peuples européens de manière inutile, comme on l’a vu avec Rome qui massacra des peuples européens résistants. Quel gâchis.

Au lieu de ça, il a tenté d’unifier l’Orient et la Grèce. Chose impossible et non souhaitable étant donné les grande divergences de cultures.

Alexandre était assurément un grand homme. Un Général hors pair. Peut être le meilleur de tous, étant donné l’âge qu’il avait et quand on regarde la vitesse avec laquelle il fondé son empire. Mais le surhomme n’est pas une étoile filante. Le surhomme est un bâtisseur, un législateur, qui laisse derrière lui un héritage immense.

Un Alexandre le grand, européen, aurait pu être un surhomme, mais Alexandre le grand, celui d’orient, est avant tout un Être hors sol, quasi divin qui oublia la différence fondamentales et inconciliables entre les peuples d’Orient et d’Occident. Même Rome n’en n’a pas réchappé. C’est le propre de tous les empires d’être absorbé par leur cosmopolitisme.

La Nouvelle Sparte

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