Que veulent les femmes ? Avec Sadevotchka

La Nouvelle Sparte – Aujourd’hui les hommes se plaignent sans cesse des femmes qui seraient (pour eux) toutes des féministes hystériques, qui les empêcheraient d’être des hommes véritables. Déjà, premièrement je considère à titre personnel que personne n’empêche qui que ce soit d’être un homme. Ensuite par ces interviews, où je donne la parole à des femmes, je souhaiterai démontrer que les féministes extrémistes sont très minoritaires en dehors des réseaux sociaux, et que la majorité des femmes sont désespérément en attentes d’hommes véritables qui tiennent la route. D’abord présente toi pour ceux qui ne te connaîtrait pas.

 

Sadevotchka – Je m’appelle Vira, j’ai 22 ans, on me connaît sous le pseudonyme de @sadevotchka sur les réseaux sociaux et pour mon ancienne collaboration avec Solveig Mineo du blog Bellica – où j’ai notamment contribué à une émission consacrée au scandale pédophile de Telford et à l’activiste anglais Tommy Robinson.

 

À titre préliminaire, il me paraît important de souligner deux points que tu évoques : – L’omniprésence du féminisme déconstructeur – dit « 3e vague » – sur les réseaux sociaux, mise en parallèle avec sa quasi-inexistence au sein de la population des femmes françaises. Ce néoféminisme, inspiré des travaux des théoriciennes du genre telles que Judith Butler, pense que la différenciation H/F et que nos comportements genrés ne sont que pures constructions sociales, pouvant donc être déconstruites et dépassées. Ce féminisme s’est éloigné des préoccupations essentielles des femmes occidentales, telles que l’égalité réelle et effective en droits, et fait l’autruche quant à ce qui la menace. En cela, je peux citer comme exemple la montée du fondamentalisme islamiste, bien étouffée par la nouvelle obsession de la « convergence des luttes » et de l’autoproclamé « front des opprimés ».

 

Pour répondre à ton deuxième point, une portion significative de femmes peinent à trouver un compagnon qui tienne la route. Notre société, par la libéralisation des moeurs, a permis aux femmes d’être indéniablement avantagées sur le marché sexuel, mais il ne faut pas omettre que sur le marché du couple, de l’affect, ce sont elles qui se trouvent prioritairement lésées.

 

La Nouvelle Sparte – Mais pour toi, c’est quoi un homme qui tient la route ?

 

Sadevotchka – Déjà, ça commence par avoir les mêmes aspirations que soi. Ça peut être le concubinage, le mariage, la vie de famille à court, moyen ou long terme, et crois moi que lorsque tu parviens à dénicher cela, tu as déjà fait le plus gros du boulot !

 

Ensuite, ça consiste justement en l’adoption de valeurs et de traits de caractère foncièrement masculins, aujourd’hui décriés et combattus fermement par le néoféminisme. La volonté de protection, le courage, l’honneur, la solidité mentale et physique, le sens des responsabilités et la gestion des situations difficiles…

 

La Nouvelle Sparte – Et pour toi quels sont les pires défauts que l’on puisse trouver chez un homme ?

 

Sadevotchka – Le contraire de ce qui vient d’être évoqué : la lâcheté, l’immaturité face à une situation de crise, la fuite de toute forme de responsabilité…

 

Lorsque l’on évoque la libéralisation des mœurs, qui aurait déresponsabilisé hommes et femmes, je réponds que tout n’est pas à jeter. La « liberté de disposer de son propre corps », je l’entends surtout comme le droit fondamental, pour chaque personne, de ne pas être contrainte à un mariage forcé et de pouvoir enfanter si elle le désire (ce qu’à permis la démocratisation de la contraception).

 

Mais ce qu’il ne faut pas omettre, c’est que la proportion de femmes qui rejette la vie de couple et la maternité ne représente qu’une écrasantissime minorité.

 

La libéralisation des mœurs, en ne se contentant pas de permettre aux femmes, via l’appareil législatif, de s’émanciper, mais en faisant également de la propagande dans le sens inverse (exaltation du carriérisme, banalisation de l’IVG, droit du divorce extrêmement défavorable aux hommes), a conduit à une méfiance légitime des hommes envers les femmes, qui savent très bien qu’ils ont tout à y perdre à s’engager, à endosser le lourd poids des responsabilités familiales, s’ils ont le malheur de s’attacher à la « mauvaise » personne.

 

 

La Nouvelle Sparte – Te sens-tu féministe ? Si oui penses-tu que ton féminisme entre en contraction avec la virilité ?

 

 

Sadevotchka – Si adhérer aux revendications des féministes « à l’ancienne » – comprendre l’égalité en droits – emporte la qualification de féministe, alors oui : je considère la femme comme un individu à part entière et non comme un bien mobilier. Cela dit, je ne souscris pas aux revendications anti-virilistes du néoféminisme ni ne sous-estime les conséquences désastreuses de la libéralisation des moeurs pour la question féminine.

 

Je veux agir POUR l’intérêt des femmes et pas CONTRE les hommes. Je ne crois pas que leurs intérêts soient antinomiques mais complémentaires.

 

La Nouvelle Sparte – Que penses-tu qu’il faille faire pour contrer cette propagande anti-homme et anti-femme par la même occasion ? La guerre des sexes doit être évité.

 

Sadevotchka – Je souscris pleinement à cette déclaration. Malheureusement, on peut difficilement agir au niveau macro, car les institutions et les médias dominants sont contre nous. On peut cependant agir à notre échelle, via la contre propagande. On pointe du doigt les dérives du néoféminisme et son pendant masculiniste, et on prône l’union des hommes et des femmes face à ce système délétère et stérile qui ne profite à aucun sexe, et qui ne fait qu’engendrer la misère sexuelle masculine et la misère affective féminine.

 

Et surtout, c’est bien de parler théorie, mais la démonstration par l’exemple est encore plus fructueuse. On s’attelle à former un couple stable et solide, à fonder une famille, on s’éloigne des délires stupides des pick-up artists quand on est un homme et on prend du recul par rapport à l’idéal de la parfaite petite femme libérée quand on est une femme. En gros, on se détache un maximum des recommandations malsaines qu’on entend de part et d’autres en matière de relations H/F et on se pose la question de ce qu’on veut vraiment.

 

La Nouvelle Sparte – Comment trouve t-on un partenaire convenable selon toi ?

 

Sadevotchka – Je peux développer ce que j’ai dit plus haut : on commence par se poser la question, en toute sincérité, de ce que l’on veut vraiment. Si l’on souhaite demeurer dans le domaine de la consommation sexuelle sans lendemain, soit, mais l’on ne fait pas perdre du temps et de l’énergie aux personnes que l’on rencontre en n’affichant pas clairement cette intention.

 

Si c’est former un couple sérieux dans une logique de construction que l’on souhaite, on peut commencer par fréquenter les milieux qui prônent de telles valeurs, car c’est sûr que si l’on tente de ratisser large, genre chez les activistes de la déconstruction et de l’anti-natalisme, on est pas sortis des ronces…

 

Et enfin, on fait preuve d’INDULGENCE avec l’autre sexe, en sortant à tout prix de la logique d’opposition, qui voit les intérêts des hommes et des femmes comme antinomiques. On peut fustiger les extrêmes, à savoir le néoféminisme et la misogynie, mais on n’oublie pas que pour l’écrasante majorité des hommes et des femmes, l’effondrement du système traditionnel est difficile à vivre. Je m’adresse en particulier aux hommes qui désespèrent de trouver une compagne qui partage leurs idéaux et qui se laissent – hélas – trop facilement aller à l’écueil de la misogynie.

 

On lit les travaux de l’évoféministe Peggy Sastre – dont je ne partage pas toutes les vues, mais passons – et on apprend que la majorité des femmes, même les plus égalitaristes, sont naturellement portées vers la construction et l’entretien de leur foyer. Suscitez l’admiration chez une femme, et elle vous écoutera, j’en suis intimement persuadée.

 

 

La Nouvelle Sparte

 

 

 

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