Des hommes sans loi : un film qui nous révèle ce que doit être un homme

Des hommes sans loi est un film qui mérite d’être vu, car il propose un code. Qu’est-ce qu’un homme doit être et qu’est-ce qu’un homme doit faire pour maintenir son statut et s’accomplir ?

 

L’histoire se passe dans les années 30, en Virginie, aux Etats-Unis. Les habitants, à la vie rude mais sans histoire, produisent tous de l’alcool clandestin qu’ils se vendent entre eux, et qu’ils vendent aux villes voisines. Tout bascule le jour où les gangsters citadins débarquent dans les collines du comté de Franklin afin d’imposer une taxe mafieuse sur leurs productions locales.

 

Ceux qui acceptent une loi étrangère et ceux qui préservent leur indépendance

 

La plupart des hommes du comté acceptent de se coucher et de collaborer avec la mafia de la ville. Ils préfèrent leur tranquillité au combat pour assurer la pérennité de leur indépendance ; la leur propre, et celle de leur communauté.

 

Une famille entre en résistance : les frères Bondurant.

 

Ces trois frères sont un clan. Une solidarité indéfectible et un but commun les uni : ne jamais plier devant quiconque. Jamais. Question de principe. Cela ne se fait pas, tout simplement. On retrouve ici le vieux fond européen, commun à la fois au guerrier grec antique, au chevalier franc, ou encore au « bouseux » américain au fin fond de son comté : se laisser guider par le devoir et le sentiment invincible d’être dans son bon droit, celui de préserver son honneur.

 

Cinq exemples-type d’homme et un modèle à suivre

 

Des hommes sans loi offre à voir plusieurs modèles de ce que peut être un homme. Mais un seul est véritablement à suivre.

 

Le mafieux : il représente l’homme vil, mauvais, petit. Il est prêt à déployer toute la violence nécessaire pour arriver à ses fins. Mais sa violence est laide, car elle est purement égoïste et, surtout, c’est une violence destructrice, qui apporte la mort et le chaos avec elle. Il est le type d’homme à combattre.

 

Les hommes du comté : les habitants du comté, voisins de la famille Bondurant, sont tous des « bons gars ». Ils ne sont pas spécialement lâches, ni spécialement courageux. Ils souhaitent simplement préserver leur tranquillité, et le désir de ne pas faire de vagues prime sur leur instinct de préservation. Ils représentent, en quelque sorte, « la masse », dans quelque pays ou quelque époque que ce soit.

 

Jack Bondurant : il est le plus jeune des frères. D’un tempérament profondément gentil et doux, il est loin d’être un lâche, et possède un esprit aventureux. Toutefois, il est le produit de la modernité ; il est un homme « dans la loi », protégé par cette dernière, et qui a donc perdu le contact avec sa nature violente. De bonne volonté, il n’arrive pas à transformer sa colère en puissance vitale qui permet l’action.

 

Howard Bondurant : Howard est un ours, une bête. En colère, rien ne peut l’arrêter (hormis son frère aîné). Il est l’exemple d’un homme bon qui a totalement accepté la part animale qu’il y a en lui, qui l’a fait sienne, se l’est appropriée et peut la mobiliser à n’importe quel moment, presque comme une seconde nature. Mais, précisément, cette part est tellement présente qu’il ne semble pas animé par ce qui fait en premier lieu un homme : le sentiment du devoir. Seul son amour et son respect pour son frère aîné le meut.

 

Forrest Bondurant : il est l’aîné de la famille. Il est, aussi, l’idéal de l’homme viril dont vous devriez vous inspirer (en partie tout du moins, car il existe autant de manifestation de la virilité que de caractères).

 

A côté de ses deux frères, tous deux incomplets à leur manière, Forrest est à la fois profondément humain et profondément animal. Gentil et bienveillant, il n’en reste pas moins bourru et fier. Doux et protecteur avec les femmes, il pourra néanmoins déchaîner une violence presque inhumaine envers ceux qui veulent faire du mal à ceux qu’il aime. Prêt à tout pour sa communauté, il ne renoncera jamais à son indépendance. Sa violence, parfois extrême, reste noble car elle vise à préserver un ordre et à protéger les faibles.

 

Sans devenir hors-la-loi, devenez des hommes sans loi

 

Soyons clair : il ne s’agit pas de prôner un non respect de la loi ou de légitimer un mode de vie délinquant. Le respect de la loi est ce qui différencie un citoyen d’un barbare, un homme bon d’une racaille.

 

Toutefois, n’oublions jamais que la loi est une construction sociale. Qu’un jour, pour une raison ou pour une autre, elle pourra potentiellement être inefficace pour assurer votre protection ou celle de votre entourage.

 

Ce jour-là, vous aurez le choix entre plusieurs modèles d’hommes : le mauvais, le passif, le gentil de bonne volonté mais impropre à la violence, la brute bienveillante qui n’aura aucun problème à se défendre mais qui n’aura aucune vision pour prendre soin de sa communauté ou, enfin, l’homme qui aura réussi développer à la fois sa force, le contrôle de sa propre violence animale, sa bienveillance et son devoir de protection envers ses proches.

 

Devenir un tel homme ne se fait pas du jour au lendemain. C’est à la fois un travail physique, mental et spirituel. Vous pouvez commencer par regarder Des hommes sans loi, afin de voir ces différents modèles et vous inspirer de Forrest.

 

Respecter la loi de la cité est une chose indispensable pour être un homme. Savoir être un homme sans loi l’est tout autant.

 

La Nouvelle Sparte

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