La différence entre l’homme efféminé et l’homme viril chez les Romains

Chez les nobles romains, la luxure est vu comme un manque de virilité. Celui qui était dans l’excès (banquets, sexe, matérialisme) était vu comme une personne efféminée. La virilité était vouée et dévouée à la pratique de la politique, de la guerre et à la défense de sa famille. Les romains offrent un contraste impressionnant entre l’Homme viril, qui visait l’équilibre des devoirs, douleurs et plaisirs et l’efféminé qui se complaisait dans les abus.

 

Le schisme entre la sexualité et la virilité :

 

La virilité et la sexualité sont totalement séparées à l’époque romaine. Les hommes qui avaient beaucoup de conquêtes amoureuses n’étaient pas considérés comme virils. La virilité se traduit à travers le rôle de citoyen et se révèle lorsqu’il remplit ses devoirs. C’est dans le forum et les lieux de la vie politique, ainsi que dans la vie quotidienne que l’homme démontre sa masculinité.

 

 

Le citoyen peut aussi être amené à aller guerroyer pour la République ou l’Empire. Devenu légionnaire, celui-ci doit très rapidement devenir dur mentalement et physiquement. Le soldat de l’antiquité était basé sur le modèle d’Achille et devait copier les traits qui caractérisaient le glorieux héros grec : courage, force, solidité, esprit de conquête, excellence. Le romain développait sa masculinité par le biais de l’armée qui, conquérante enchainait batailles et conquêtes.

 

L’efféminé, vu comme une personne « molle » et « peu virile », tient son statut de son attachement trop important aux réjouissances. En effet, il est en quelque sorte « accro » au plaisir. Il est donc, du point de vue romain, esclave de ceux qui lui donnent du plaisir et de ceux à qui il en donne.  Souvent couvert de déshonneur,  l’efféminé était honnis de tous. Il était même courant lors des débats politiques, d’en accuser ses opposants. Jules César (« L’Homme de toutes les femmes, la Femme de tous les Hommes »), et Marc Antoine furent tous deux accusés d’être « bien entretenus » et de partager des relations excessives.

 

Nous voici bien loin des « orgies » légendaires du Peuple Romain, du moins avant la décadence de l’empire. L’homme dépendant aux excès, souvent comparé au bouc et aux satyres (mi-homme/mi- bouc), (le bouc, symbole de dégout d’une sexualité « bestiale » voire « barbare », agressive et rendant esclave celui qui la pratique) incapable de contrôler sa libido et trop absorbé par son désir de procréer.

 

L’abstinence partielle ou par période était très fréquente, car les Romains jugeaient que des éjaculations trop fréquentes affaiblissaient les hommes.

 

Cela se traduisait par la perte de vitalité et de force si l’usage était immodéré.

 

La virilité romaine était avant tout un équilibre. L’homme devait jauger et équilibrer sa vie, pour ne pas tomber en disgrâce… Le désintérêt du sexe avait un intérêt viril pour les Romains, qui utilisaient leur énergie sexuelle pour faire autre chose :

 

Conquérir d’autres territoire, faire prospérer leur civilisation et bâtir de grandes choses.

 

La Nouvelle Sparte

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