Clint Eastwood, le dernier des hommes

Véritable icône du XXe siècle l’acteur d’1m93 a été révélé internationalement après des débuts difficiles dans les westerns spaghettis de Sergio Leone. Son rôle d’homme de l’Ouest solitaire, dans les westerns, a souvent été surexploité au cinéma. Néanmoins il a réussi à offrir un second souffle à ce personnage culte du Cinéma.

Dans la trilogie du Dollar débuté en 1964 avec Pour une poignée de Dollars, il se distingue admirablement en interprétant « l’homme sans nom », aussi mystérieux que masculin et aussi rusé qu’habile aux six coups.

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Surnommé Blondin par le truand Tuco dans le Bon, la Brute et le Truand sorti en 1966, il restait pourtant calme, silencieux au contraire du bandit capricieux et bruyant. Il était la représentation parfaite de l’homme véritable, stoïcien, stable, calme qui n’a pas besoin de faire grand chose, pour se faire respecter.

 

Le regard de Clint Eastwood est aussi perçant que menaçant.

 

Habile avec les armes, fumeur invétéré de cigarillos, l’acteur assume les traits de virilité qu’il se prête. Lorsque Blondin a la corde au cou, il croit toujours en sa chance, attendant le moment propice pour retourner la situation. Il reste digne et fier.

 

En dehors des westerns, il a sû imposer s’imposer dans le rôle d’un policier. Héros des films « Inspecteur Harry », sortis essentiellement dans les années 70, il incarne un héros violent, froid, cynique aux méthodes discutables mêlant brutalité et égoïsme qui évoque le chacun pour soi et la « loi de la jungle ».

Garant de la loi, il résiste avec fermeté aux malfrats de San Francisco. Malgré ça, il reste un homme fier et digne qui suivra son combat jusqu’à la fin.

 

En 1986, dans le Maitre de Guerre qu’il a lui-même réalisé, il interprète un sergent renommé de l’armée américaine (Tom Highway); Il doit former un régiment de reconnaissance immature et anarchiste de marines.

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Le laisser aller est de mise et l’inefficacité est totale au sein de la garnison. La flemmardise qui pousse certains à « s’endormir sur leurs lauriers » est dangereuse pour l’homme et le rende faible.

Le peloton de reconnaissance laissait peu de place au professionnalisme et reflétait une ambiance bon enfant inadaptée à l’armée et surtout la guerre.

 

Clint Eastwood incarne ce personnage bougon, autoritaire, toujours insatisfait. Ce mentor d’un ancien temps tente de redonner à ses hommes, une certaine virilité. Il tente, après avoir incarné le personnage viril par excellence dans les westerns et thriller, d’incarner le maitre en guidant les hommes dans leur évolution.

 

Finalement, il parviendra à ses fins en menant son groupe sur le chemin de la rigueur, de l’effort et du sacrifice. Le passage du flambeau sera significatif avec une victoire sur l’île de Grenade où les recrues du sergent doivent prendre d’assaut une colline défendue par l’ennemi.

C’est ainsi que l’acteur américain via son personnage réussit à redonner de la vigueur, de la puissance et un élan guerrier à un groupe de jeunes qui en était dépourvu.

 

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Au-delà de ce film de guerre, Clint Eastwood reprend le rôle de mentor instructeur dans le film Million Dollar Baby. Dans le film, il vit la majeure partie de son temps dans sa salle boxe. Comparable au Maitre de guerre, le héros (fataliste et morose) est là aussi un ancien entraineur de boxe réputé qui voit sa vie bouleversée par l’arrivée d’un personnage beaucoup plus jeune qui lui permet de retrouver l’envie de vivre (Rôle similaire à celui vu dans Gran Torino).

 

Ainsi Maggie Fitzgerald souhaite être entrainée  par le vieil entraineur et elle parviendra à le convaincre avec sa détermination.

Icône du cinéma ayant traversé les époques, Clint Eastwood (célèbre acteur-réalisateur-producteur) a porté cette image d’homme véritable. Il a su la décliner et l’apporter à chacun de ses rôles.

 

Comme quoi hollywood a permis a des jeunes hommes de s’identifier à quelqu’un de valeur, même aujourd’hui, contrairement aux films français modernes qui ne font que dans la comédie, où les personnages masculins sont tous plus inconsistant les uns que les autres.

 

La Nouvelle Sparte

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